mercredi 8 avril 2009

Choc des cultures, 2ème partie

Dans la rubrique coutumes locales, comme promis, je vais vous parler des transports en commun...
Chapître 1: Les taxis...
Cher ami voyageur, si l'envie te prend, à México, de prendre un taxi, sache que c'est une excellente idée mais que quelques précautions sont à prendre. Premièrement, afin d'en attraper un, mets-toi nimporte où sur le bord de la route et, comme dans les films américains hé hé, siffle un coup en tendant le bras. Normalement dans les deux minutes, tu seras 'confortablement' assis à l'arrière de la voiture. Si le taxi ne s'arrête pas, deux possibilités: soit il est déjà occupé, soit ta tête ne lui revient pas, désolée, try again.
Ensuite, évite de siffler les taxis typiques, ben oui, je sais qu'elles sont toutes mimis ces petites coccinelles vertes mais tu risques gros. Ok, Imaginons que tu n'aies pas eu de chance et que, pas le choix c'est la cocci qui t'embarque, imaginons même que tu n'es pas seul mais accompagné d'amis. Quel n'est pas ton étonnement de remarquer qu'il manque le siège avant-passager ! Tes amis entrent et par manque de place, tu te dis 'je vais prendre un autre taxi, on se rejoint à destination'... MAAAIIIISSS NOOOOON voyons... Tu ne vois pas qu'il reste de la place par terre, là où devrait être le siège passager !! Quel sot tu es !!
Attention juste à la ceinture, ben oui si tu es devant, comment veux-tu que le chauffeur l'attrape pour fermer la porte... En outre, vérifie, que le taxi possède un taximetre, tu refuseras de monter s'il n'y en a pas, sinon salut l'arnaque, tu vas cracher à mort.
Enfin, ne jamais au grand jamais prendre un taxi un vendredi soir de quinzaine (oui, les mexicains ne sachant pas gérer l'argent, ils sont payés, et nous aussi, par quinzaine), et si le charmant taximan te propose de passer par le périf, parce que c'est soi-disant plus rapide, refuse net, tu avances à 1 mètre par minute.
N'empêche je dis ça mais je les adoooooore ces taxis ;) les chauffeurs sont toujours sympas et papotent toujours avec toi...
Chapître 2: Le métro...
N'ayant pas envie de prendre le taxi à cause des embouteillages, tu te diriges maintenant vers la station de métro. Construit sur le modèle parisien, le métro est très facile d'accès et d'utilisation hors heures de pointes (à condition que tu t'y retrouves dans la 10aine de lignes, c'est autre chose que la ligne 1a, 1b et 2 de Bruxelles).
Par contre, si tu tentes l'aventure du métro entre 6h et 10h ou entre 16h et 20h, attends-toi cher Ami à vivre une expérience hors du commun: tu vivras, le temps du trajet, dans la peau d'une sardine en boîte. Ne sois pas poli, ne sois pas gentil, ne sois pas serviable, c'est la trilogie nécessaire pour arriver non pas à voyager mais seulement à monter dedans.
Tu arrives au quai, et tu t'étonnes qu'il n'y ai que 200 personnes, tu te dis, c'est bon j'y arriverai, mais quand le métro ralentit à ta hauteur, tu tombes nez à nez avec le visage d'une inconnue collée contre la vitre. Les premières fois, chose logique, tu laisseras descendre les passagers pour y monter à ton tour... grave erreur... tu seras pris pour un gros con et tu ne monteras jamais.
Dès que les portes s'ouvrent, fonce dans le tas comme un rugbyman dans une melée. La seule règle d'or est: 'Quand y en a plus (de place) y en a encore'
Tu es dedans, tu as su rentrer, ça y est tu te dis: "je suis sauvé", les portes vont se fermer et là, Big Mama se dit: 'Je peux le faire' et malgré le fait qu'il n'existe plus un centimètre carré d'espace, elle pousse. Les portes se referment sur son dos graisseux, s'ouvrent à nouveau, tentent encore de se refermer, mais elle ne comprend pas, et quand dans un ultime effort, elle arrive à pousser la foule, en écrasant un gamin au passage, tu lis sur le visage des passagers le bonheur de voir le métro enfin partir et leur calvaire enfin se terminer.
Station suivante, il se peut que malgré que tu ne doives pas sortir, tu y sois obligé à l'insu de ton plein gré, dans le genre 'Il est bizarre ce sol, il est pas palpable'.
Si tu arrives à y rentrer à nouveau (ben oui, je te repasse les détails, voir ci-dessus), ce n'est pas la peine de râler, prends ton mal en patience!
Enfin, ne t'éloigne jamais de la porte, il est aussi difficile de sortir du métro à TA station (loi de la frustration universelle) que de rentrer dedans. Réalise une percée exemplaire en fonçant droit vers les buts, et peu importe qui soit sur ta route, ne dévie jamais de ton but.
Comme tu as pu le remarquer, une formation au rugby est fortement conseillée pour voyager en métro (ou en métrobus) aux heures de pointe.
Chapître 3: Le pesero...
Là où ne passe pas le métro, passe le pesero. C'est un genre de petit bus vert, très sympa, qui en général est facile à prendre. Il se peut que tu aies à faire la file le matin ou que tu te retrouves debout mais tu choisiras le taxi aux grosses heures de pointe pour t'amener jusqu'au métro. En général, tu n'es pas le seul voyageur dans le cas et un mexicain te proposera de partager le taxi. Ben oui, quand tu vois le pesero arriver un vendredi à 17h de loin, portes ouvertes avec des gens qui dépassent se retenant aux accoudoirs, tu te dis que c'est pas le bon plan et que tu n'y entreras de toutes façons pas, même en poussant. Sinon, tu admireras la charmante décoration religieuse et les représentations de la Mort collées à côté du chauffeur, tous comme dans les taxis. Ne pars pas en courant te disant que tu es tombé sur un fanatique, non !!! C'est de coutume !!! Tu feras abstraction également de l'horrible bruit de ferrailles rouillées que tu entendras à chaque changement de vitesse, te demandant si l'objet ne va pas tomber en pièces et de la musique tonitruante que le chauffeur augmente dans l'espoir d'attirer de la clientèle... Cherche pas, t'as tort !
Chapître 4: Le métrobus
Même problème que le métro pour la foule, mais très pratique quand même, le métrobus traverse 1 rue, Insurgentes, la plus grande de la ville qui atteint les 40 km et traverse mexico du Nord au Sud. L'avantage, malgré que ce soit en pleine ville, c'est qu'il y a une bande réservée rien qu'au métrobus et les gens respectent ça, c'est donc très rapide comme moyen de transport.
Tout comme pour les métro, il y a une règle, peu souvent respectée enfin ça dépend où, qui veut, à bon escient, que les hommes et les femmes soient séparés. Suite aux problèmes de foule, les femmes se plaignaient, à raison, de subir des attouchements de la part de ces messieurs. C'est la raison pour laquelle vous verrez une zone réservée aux femmes, enfants et personnes âgées et une autre réservée aux hommes. Certains bus (je n'en ai vu qu'un jusqu'à présent) sont strictement réservés aux femmes. Mais bon sincèrement je n'ai pas eu à me plaindre de comportement de ce genre et je dirais même que c'est plus sympa d'aller hors heures de pointe bien sûr dans les zones communes car les la plupart sont très galants et te laissent une place assise.
Chapître5: Une extraterrestre
Si dans les transports en commun, tu ne te sens pas à l'aise car une mexicaine te regarde bouge ouverte sans détourner les yeux pendant tous le trajet, ne lui en veut pas trop: c'est qu'elle n'a jamais vu d'européen ou de nord américain 'en vrai' et qu'elle te croit débarqué de Mars avec ta peau claire. Si tu veux qu'elle arrête, adopte le même comportement qu'elle regarde-la bêtement droit dans les yeux et bouche bée sinon demande-lui gentiment si elle a un problème. Enfin chacun sa technique...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire